Bowers & Wilkins T7, un son anglais .. et un peu léger.

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Parce que certaines valeurs sont indémodables, parce que l’Angleterre n’est pas que la perfide Albion que l’on connait, et a su offrir au monde de vraies petites merveilles, il était temps de lui consacrer quelques lignes dans ce blog aux relents technoïdes par trop japonais ou californiens !

C’est sans doute ce qu’a du se dire Damien la Bidouille et déposant sur mon bureau, il y’a quelques jours, cette petite boite, tout en me recommandant d’en prendre le plus grand soin, et en tremblant tout de même un petit peu au moment de s’en séparer. Et au regard de la boite, soudainement je le comprends (et du coup je suis ému de toute la confiance qu’il m’accorde.. ). Bowers & Wilkins ! Certes, pour les plus jeunes d’entre vous, et pour ceux qui n’ont jamais goûte aux joies de systèmes à haut rendement, ce nom n’évoquera surement pas grand chose, mais pour les autres, B&W c’est toute une histoire. C’est un peu la Rolls Royce du système audio design.

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Le Nautilus par exemple, une incroyable réalisation mêlant design, amplification mécanique et innovations technologiques (les absorbeurs de son parasites à l’arrière des hauts parleurs ..). Réputé pour être un des sytème restituant le son le plus proche de l’enregistrement initial, et pour avoir eu la chance d’en écouter un à Paris il y’a quelques temps déjà, je confirme que ses prétentions ainsi que la dénomination « haut-rendement » n’étaient pas usurpées … Je pourrais aussi parler de la Série 800 que j’ai toujours rêvé de posséder, et qui restera sans doute un rêve ..

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Bref, rien que le nom évoque pour moi les maîtres de la restitution sonore associé à la beauté des objets. Du coup, c’est tout autant impatient que, je l’avoue, un poil dubitatif je rentrais chez moi pour essayer ce modèle B&W T7, nouveau haut parleur bluetooth de la célèbre marque.

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Le T7 est avant tout un bel objet ! 2 faces protégées par des grilles alu, cachant 2 haut parleurs (50mm) de qualité et deux « radiateurs de graves » pour pallier la petitesse de l’enceinte (210 x 114 x 54 mm), le tout encapsulé dans une coque d’alvéoles, qui devrait isoler des vibrations et protéger des chocs ce petit matériel délicat et entouré d’une bande de « gomme », qui lui assure une bonne stabilité sur tous les supports sans craindre de rayures, dans laquelle sont intégrées les quelques commandes disponibles.

ON/OFF, PLAY/PAUSE et Volume +/- . Ne cherchez pas plus loin. Ah si, un petit bouton pour l’appairage bluetooth, et c’est tout. Et vraisemblablement ça suffit. L’enceinte peut s’utiliser connectée au secteur (l’adaptateur est fourni avec) ou en mode batterie, et là, j’avoue ma surprise : Aucune différence de son dans ces deux modes. C’est la première enceinte de ce genre qui propose réellement cet avantage. Et cerise sur le pompon, après 18 heures d’écoute sans recharge, il lui restait encore du jus … Impressionnant.

L’appairage quant à lui est on ne peut plus facile. Mettez votre device en mode recherche bluetooth, appuyez sur le bouton … c’est fait ! (Un port USB est disponible à l’arrière, mais c’est juste pour mettre à jour le firmware qui gère le bluetooth justement – aucun autre réglage possible).

Pour tout le reste, vous pilotez à partir de votre terminal, comme n’importe quelle enceinte bluetooth.

Et le son me direz-vous ? Est-ce LE son B&W attendu ? Vais-je enfin avoir mon Nautilus dans ma poche ? Non bien sur et je n’en attendais pas tant. Le son est assez impressionnant compte tenu de la taille de l’enceinte. C’est puissant, clair, dynamique. Les Mediums et les aigus sont au rendez-vous sur mes morceaux de jazz préférés, la voie de James Bowman ressort bien quand j’envoie le cum dederit de Vivaldi .. Et les graves (mes fils appellent ça les basses ..) sont bien présentes, comme vendu dans la pub. Et pourtant … et pourtant il manque quelque chose. La profondeur ! Tout ça manque de profondeur, de chaleur. C’est propre hein, ne nous y trompons pas, surtout pour ce type d’enceinte, mais ça reste frustrant, et du jazz au classique, en passant par quelques morceaux rocks, ça reste incomplet, ce qui est troublant pour cette marque qui s’est toujours voulu être au plus proche du son initial ! Et puis j’ai réalisé ce qui vraiment me choquait, alors que je me déplaçait dans ma pièce .. Le son est terriblement directif. Si je me place à 90° de l’enceinte, je perds toute une partie du son – Il faut don l’avoir tout le temps face à soi pour pleinement en profiter. Léger donc …

Enfin, et détail qui n’est pas des moindre, le prix : aux alentours de 350 € la bestiole ! Terriblement excessif, même si l’objet est beau et qu’il possède une grande autonomie. Surtout qu’à l’instar de certaines autres enceintes plus abordables, la B&W T7 ne propose aucune fonction connectée (compatibilité deezer, spotify, .. etc) ni même un mode DLNA  pour pouvoir écouter ses morceaux sans ruiner la batterie de son téléphone.

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