Kitty, Daisy & Lewis retravaillent le cuir

Kitty, Daisy & Lewis - The thirdQuand j’ai découvert qu’ils repassaient à Paris, je me suis précipité pour acheter les places. Pas assez rapide sans doute, je suis tombé sur les horribles mentions « Plus de places disponibles » à toutes les portes où j’ai été frapper.

Malédiction, et tristesse.

Parce que, autant vous l’avouer, depuis mon coup de cœur de février 2012, où j’avais découvert par hasard ce groupe, je ne me suis pas lassé, et j’attendais avec impatience ce nouvel album et leur passage à Paris.

Et là, ils repassent à la Maroquinerie (encore), là où je les avais découvert, et une de mes salles parisiennes préférées, tant pour son son (toujours excellent) et son ambiance intimiste, que pour la proximité qu’elle offre avec les artistes.

Mais c’était sans compter sur super Nathy et ses amis ! Quelques appels, trois tonnes de gentillesse, et zou, voilà que mon nom est inscrit sur la liste des invités. Ô joie, ô émotion ! Et 2 places avec ça, ce qui va me permettre d’emmener avec moi l’ado grand format (qui à force d’entendre passer les titres dans la voiture est devenu fan à son tour).

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, je ne peux que vous inciter à écouter ce nouvel album, Kitty, Daisy & Lewis – The Third, au son incroyablement vintage (rappelons que tous les enregistrements sont fait sur des instruments et amplis d »époque, micros placés devant et tout le toutim). Les voix ont pris de l’assurance, se sont trouvées. C’est plein d’énergie, de justesse et ça nous transporte 40 à 50 ans en arrière tout en étant moderne (je vous l’ai dit, je suis fan).

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Mais c’est en concert que KItty, Daisy, Lewis et leurs parents (le papa à la guitare, la maman à la basse) se dévoilent vraiment et font bouger les bassins, les épaules et à peu près tout ce que le corps possède de mobile. Arrivée sur scène champagne à la main (Is it Paris or what ?), dans des combinaisons chatoyantes (les petites anglaises ont bien grandi), la petite troupe a encore mis le feu dans cette salle magique.

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Même coup de cœur, même énergie, même déluge de bonheur et de complicité. Et comme toujours, ils alternent leurs places au chant, à la batterie, à la guitare, au banjo, au piano et à l’harmonica à chaque chanson, c’est fascinant. Entre rock à l’ancienne, rires et clin d’œil complices, la fratrie sait y faire pour nous emmener avec eux dans leur univers. Et le public de la maroquinerie sait répondre présent quand il se passe quelque chose sur scène.

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Bref, intense moment de bonheur, ado aux anges, et du son dans les oreilles pour un moment. Merci Nathy !

La soirée aurait pu se limiter à ça (ce qui serait déjà énorme), mais non. Cerise sur le gâteau, nous avons eu droit à une excellente surprise en première partie : le groupe Songhoy Blues.

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4 jeunes maliens, mélangeant nord et sud, chrétien et musulmans, partagent leur pays, leurs histoires et leurs coutumes sur des rythmes funk, des riffs pur blues et des chants, dont je ne saurais dire s’ils sont en Bambara, en Peul ou en Dogon, mais ce qui est sur c’est qu’ils sont bons. Ils sautent, dansent et  débordent d’une énergie communicative. J’avais rarement vu une première partie (surtout si peu connue) enflammer une salle à ce point, et se faire rappeler. Superbe découverte donc, donc vous pouvez retrouver 2 titres sur Deezer.

 

 

Et parce que c’est fête, et que je vous aime fort, vous pouvez retrouver l’intégralité du concert (avec ses 2 premières parties) ci-dessous – ARTE Concert était sur place pour filmer et retransmettre en direct et ils ont la gentillesse de mettre leur player en accès libre.

 

 

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