Carte blanche à La Fille

Ce n’est pas coutumier, mais je laisse la main à « La Fille » (d’une Affaire de Filles) pour ajouter un billet à ce blog … Bonne lecture donc.

Je me souviens … alors que je voudrais tant oublier …
En cette journée d’anniversaire cruel je me saisie de la carte blanche qu’Il me donne pour laisser échapper ma souffrance …
je n’ai pas Sa plume, pas Sa capacité intacte à l’auto – dérision et encore moins Son humour à toute épreuve et cet article apparaîtra sans doute plus emprunt de mélodrame et d’égocentrisme, et d’aucun trouveront cela déplacé, mais peut être que cela m’aidera à vider ma tête trop pleine …
Car là est tout le paradoxe alors que Ses souvenirs lui manquent cruellement les miens remplissent ma tête à la faire exploser et pourtant ce sont les mêmes …
Ces souvenirs heureux , malheureux, légers, graves, fugaces, intenses : peut importe, tous ces souvenirs que je voudrais partager avec Lui, Lui l’Homme de va vie, Lui le père de mes enfants devenus grands – les plus extraordinaires du monde, car à la fois tellement Lui et tellement moi mais aussi tellement uniques et tellement plus que Lui et moi – Lui mon pilier, Lui mon tout, sont orphelins et provoquent  (le mot convient particulièrement bien tant leur apparition incontrôlée et incontrôlable  me semble narquoise et perfide) une telle douleur comme si, conscients de ne pouvoir trouver écho en Lui, rebondissent sans fin à l’intérieur de mon crâne tels une boule de flipper à l’énergie infinie … Ils me saisissent au moment où je m’y attends le moins, me réveillent et me tiennent éveillée une partie de la nuit,  m’entraînent dans les gouffres de la tristesse la plus profonde, me harcèlent et me piègent dans la dépression  … Alors que j’ai besoin de force pour faire face et résister, pour Le soutenir dans son combat de tous les instants où Il ne lâche rien, pour être là solide pour les enfants, alors que j’ai besoin d’énergie pour 2 pour parcourir ensemble ce tunnel qui semble sans fin – tant l’absence de jalons et de repères empêchent de mesurer la distance parcourue – mais qui je le sais débouchera un jour sur la lumière, il n’existe pas d’alternative – mes souvenirs m’apparaissent comme des ennemis qui sèment de plus en plus d’embûches sur ma route …
Aujourd’hui je voudrais faire place nette dans ma tête, place à l’espoir, à la certitude qu’un jour Lui et moi nous nous re – créeront de nouveaux souvenirs tous neufs que nous partagerons avec un bonheur gourmand …
La Fille.
Samedi 10 septembre 4h20 du matin.
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